Conseil Municipal du 17 mai : tarifs de la saison culturelle

Intervention de Claire Le Roy, conseillère municipale « Ici pour Guip » :

Monsieur le Maire,

Nous souhaitons intervenir sur cette délibération pour vous expliquer notre vote. Pour le groupe ICI pour Guipavas, il s’agira d’un « oui, mais ».

  • Oui d’abord, parce que ces tarifs étaient inchangés depuis plusieurs années et qu’une petite hausse pouvait être envisagée, pour suivre l’évolution du coût de la vie ;
  • Oui mais… Nous souhaitons vous interpeller sur les raisons qui pourraient sous-tendre cette évolution à la hausse.

En effet, les tarifs bas pratiqués jusqu’alors étaient le symbole d’une politique culturelle forte, volontariste et accessible à tous.

Nous espérons que vous n’abordez pas cette dernière par le prisme du coût. Une politique culturelle ambitieuse a un coût, lequel ne sera jamais compensé par les recettes d’une billetterie. L’Alizé ne sera jamais rentable, du moins pas mathématiquement ou comptablement parlant, et en tous cas pas par le fait des usagers, et c’est heureux.

Prenons aussi le cas du festival de la magie, désormais installé dans le paysage culturel métropolitain et sans doute au-delà. Un rendez-vous familial par excellence, qui représente un budget déjà conséquent pour un foyer. L’augmentation que vous proposez n’est que de quelques euros par billet, mais pas anodine.

Que dire aussi de ce que vous appelez la création d’un carré d’or ? S’agit-il de créer des places VIP pour ceux qui ont les moyens de se les offrir ? Cela ne nous semblait pas utile à Guipavas, et encore moins utile du côté de la symbolique.

En conclusion, nous voulions insister sur le fait que le tarif doit être bien plus le reflet de la mise en œuvre d’une volonté politique que le fruit d’une réflexion purement économique.

La culture n’est pas rentable économiquement. Elle ne le sera jamais. En revanche, elle peut créer du lien social, participer à l’éducation des enfants et des jeunes, bâtir une identité locale et collective ou encore participer au rayonnement de la ville.

Nous espérons que, au-delà des chiffres sur la plaquette de l’Alizé, vous ne l’oublierez pas.